LA PATIENTE DU JEUDI
Prix Littéraire Zonta Clubs de France · Sélection 2026
La Patiente du jeudi
Une jeune femme qui parle yiddish dans son sommeil sans en connaître un mot, des crises d’angoisse incontrôlables, deux destins entremêlés entre Paris aujourd’hui et l’Europe juive du XXᵉ siècle.
Une langue héritée
sans l’avoir jamais apprise
Mona, la « patiente du jeudi », consulte un psychothérapeute parce que ses relations amoureuses sont un désastre permanent. Elle enchaîne les histoires, mais chaque tentative tourne court. Elle est submergée par des crises d’angoisse violentes, parfois accompagnées de visions chargées de violence et de symboles nazis.
Jusqu’au jour où son psy lui conseille l’hospitalisation à Sainte-Anne. Là, au milieu des nuits agitées, quelque chose surgit : Mona parle dans son sommeil dans une langue qu’elle ne connaît pas. Des enregistrements révèlent qu’il s’agit de yiddish. Mona n’a pourtant aucun lien apparent avec le judaïsme.
Parallèlement, le roman nous ramène en 1932, en Europe de l’Est. Deux jeunes hommes juifs, Avrum Finkelstein et Moyshé Rozenberg, fuient un pogrom en Pologne pour rejoindre la France. Ils emportent avec eux leurs peurs, leurs promesses — notamment celle de marier un jour leurs descendants.
La Patiente du jeudi devient un roman de possession au sens fort : celui d’un dibbouk, esprit errant issu de la tradition juive, mais aussi celui des traumatismes transgénérationnels qui cherchent une voie pour être reconnus. Un récit sur la psychothérapie, la judéité, la folie et la réparation possible.
Ce qui a convaincu les lectrices
Pour son traitement frontal de la transmission des traumatismes — ce qui se tait, ce qui se transmet malgré tout.
Pour son mélange réussi de psychiatrie, mythologie juive et mémoire de la Shoah dans une fiction accessible.
Pour le personnage de Mona, moderne et attachante, prise entre crises, quête de soi et révélations familiales.
Pour une écriture fluide et sensible qui rend accessibles des enjeux complexes sans jamais didactisme.



