LES BOUCHÈRES
Prix Littéraire Zonta Clubs de France · Finaliste 2026
Les Bouchères
Un trio de femmes, une boucherie pas comme les autres, des notables qui disparaissent. Dans ce premier roman férocement féministe, Sophie Demange découpe la domination masculine avec un humour noir jubilatoire.
Trois femmes, un billot,
une justice qui s’invente
À Rouen, dans un quartier bourgeois bien rangé, tout le monde connaît la devanture rose des Bouchères. Depuis la rue, on entend l’aiguisage des couteaux, les masses qui frappent la viande… et les rires complices des trois femmes qui tiennent la boutique. Ongles pailletés, bras musclés, aplomb total : elles affichent leur force. Mais elles seules connaissent le secret qui les relie, enraciné dans une enfance cabossée, une adolescence rageuse, et un passé qu’on n’a jamais voulu entendre.
Quand plusieurs hommes influents du quartier disparaissent sans laisser de trace, les rumeurs s’enflamment. Très vite, les trois femmes deviennent la cible des jugements, des attaques, des peurs. Et pour cause : dans l’ombre du billot, certaines vérités s’affirment. Un compagnon violent « accidentellement » découpé. Une solidarité féminine sans faille. Une furieuse envie de rendre justice quand la justice ne protège pas.
Les Bouchères deviennent alors des justicières aussi radicales que déterminées. Chaque cadavre est découpé avec une précision quasi artistique — une revanche contre des hommes qui humilient, frappent ou dominent. C’est noir, c’est drôle, c’est grinçant.
Sophie Demange signe une fable féministe pleine d’énergie, où la violence masculine est retournée, disséquée, exposée. Le tout porté par un style vif, un humour acide et un sens du rythme qui se dévore jusqu’au twist final.
Ce qui a convaincu les lectrices
Pour son regard frontal et joyeusement irrévérencieux sur les violences faites aux femmes — sans esquiver, sans excuser.
Pour sa façon de transformer la colère féminine en puissance narrative — un roman qui recharge, qui libère.
Pour la galerie de personnages féminins d’une vitalité rare : libres, fières, soudées, imparables dans leur sororité.
Pour sa comédie policière moderne où humour noir et critique sociale se répondent — un genre au service du propos.
Pour un rythme vif, un style piquant et une énergie qui embarque la lectrice jusqu’au dernier rebondissement.



