Avant que tu ne t’en ailles
Prix Littéraire Zonta Clubs de France · Sélection 2027
Avant que tu ne t’en ailles
Deux sœurs, un voyage qui sera le dernier. Paula, médecin. Ève, poétesse et condamnée. Un roman où la prose et la poésie s’entrelacent pour dire ce que les mots ordinaires ne parviennent pas à atteindre.
Ce qu’on dit à l’autre
quand il reste du temps
Paula est médecin. Ève est poétesse. Elles sont sœurs — et elles ont ce lien particulier des enfants qui ont grandi dans la même maison et se sont construites en opposition, par frottement, par amour et par résistance. Quand Ève reçoit un diagnostic de cancer incurable, elles décident de partir ensemble. Un voyage entre Berlin et Paris. Un voyage qui sera le dernier.
Amélie Cadier-Loriaud, elle-même médecin et doctorante en philosophie, écrit avec la précision de quelqu’un qui connaît la maladie de l’intérieur et la distance nécessaire pour en faire de la littérature. Ce roman est une prouesse formelle autant qu’une réussite émotionnelle : les poèmes d’Ève, insérés dans le texte en prose, évoluent avec son corps et son esprit. On les voit changer. On voit la maladie passer dans les vers.
Sans jamais sombrer dans la complaisance ni dans le pathos, le roman dit l’essentiel : ce que c’est de regarder partir quelqu’un qu’on aime, et ce que ça force à regarder en soi. Paula, parallèlement, retrouve Thomas — un ami d’enfance devenu quelque chose de plus — et se permet pour la première fois de vivre pleinement, comme si l’imminence de la mort d’Ève lui autorisait enfin sa propre vie.
Elle sait mieux que quiconque ce que signifie le diagnostic de sa sœur. Cette connaissance clinique, loin de la protéger, la rend plus vulnérable — elle voit venir ce qu’Ève ne peut pas encore imaginer. Auprès de Thomas, elle apprend à ne plus soigner à la place de vivre.
Ses poèmes traversent le roman comme des éclats de lumière. Ils disent ce que la prose ne peut pas dire : le corps qui change, la peur qu’on cache, la beauté obstinée qui résiste. Ève écrit jusqu’au bout — et c’est peut-être la forme la plus haute de résistance.
« Il y a des façons de partir qui ressemblent à des manières de rester. Ève écrivait des poèmes. Moi, je prenais des notes sur ses poèmes. Nous étions toutes les deux en train de ne pas lâcher. »— Amélie Cadier-Loriaud, Avant que tu ne t’en ailles, La Part Commune, 2025
Ce premier roman confirme une voix littéraire d’une maturité rare, nourrie par une double formation — médicale et philosophique — qui donne au texte une profondeur peu commune. Amélie Cadier-Loriaud ne fait pas un roman sur la mort : elle fait un roman sur ce qu’on choisit de vivre quand on sait que le temps est compté.
Ce qui a retenu notre attention
La forme hybride prose-poésie — les poèmes d’Ève ne sont pas des ornements. Ils sont la matière même du roman, son battement de cœur. Une construction formelle d’une rare intelligence.
Deux femmes face à l’essentiel — Paula et Ève incarnent deux manières d’être au monde, deux manières de résister. Leur relation de sœurs est dessinée avec une justesse qui évite tous les clichés.
La maladie sans voyeurisme — rare dans la littérature contemporaine, ce roman dit la réalité du cancer sans la mettre en scène. La maladie est là, omniprésente, mais le roman refuse de la réduire à un spectacle.
Une autrice au croisement de tout — médecin, philosophe, romancière : Amélie Cadier-Loriaud porte dans ce premier roman une expérience du monde et du corps qui lui donne une autorité littéraire immédiate.
Fiche du roman
Thèmes
L’autrice
Amélie Cadier-Loriaud est médecin et doctorante en philosophie. Ce double regard — scientifique et humaniste — traverse chaque page de son premier roman.
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Disponible directement chez l’éditeur La Part Commune et en librairie.



