DANSE AVEC TES CHAÎNES // Lauréat 2026
Prix Littéraire Zonta Clubs de France · Lauréate 2026
Danse avec tes chaînes
Un épisode sinistre et longtemps tu de l’histoire française. Des enfants arrachés à l’île de la Réunion pour repeupler la Creuse. Avec un souffle poétique et une colère contenue, Anaëlle Jonah signe un premier roman lumineux sur la liberté et la réinvention de soi.
Des enfants arrachés
à leur île, à leur mère
Michel, Patricia, Marie-Thérèse et Joseph ont à peine quitté l’enfance lorsqu’un adulte « bien intentionné » les sépare brutalement de leur mère. On leur parle de Notre-Dame de Paris. On évoque l’école. La République. Le progrès. La vérité est moins glorieuse : les enfants se retrouvent dans une ferme isolée de métropole, au cœur de la Creuse, loin de tout ce qu’ils connaissent. Pas d’école. Pas de douceur. Pas de promesse.
On les fait travailler : nourrir les bêtes, entretenir la maison, vivre comme des domestiques. Leur exil est un arrachement. Leur solitude, un gouffre. Qui a permis cela ? Pourquoi la République, si souvent présentée comme protectrice, a-t-elle autorisé une telle violence ?
Ils n’ont pas le temps de le comprendre. Il faut survivre. Tenir. Attendre qu’un jour l’opportunité se présente enfin de reprendre le contrôle de leur propre destin.
Ancré dans un épisode historique méconnu — la déportation de milliers d’enfants réunionnais pour repeupler des régions rurales touchées par la dénatalité — ce roman puissant interroge la mémoire française, la domination coloniale, la violence institutionnelle. Mais au-delà de la douleur, Danse avec tes chaînes célèbre la liberté intérieure, celle que Nietzsche décrivait déjà comme la force de « danser avec ses chaînes ».
Un texte poignant, habité, porté par une langue poétique et une profondeur rare.
Ce qui a convaincu les lectrices
Pour la mise en lumière d’un pan occulté de l’histoire française : la déportation des enfants réunionnais, longtemps silenciée.
Pour sa capacité à transformer un drame historique en récit poétique, sensible et profondément humain.
Pour son regard critique sur les mécanismes de domination et de dépossession institutionnelle.
Pour la puissance de sa langue poétique et tenue, à la fois simple, lyrique et portée par une colère contenue.
Pour son hommage à la résilience, à la liberté intérieure et à la reconstruction de soi malgré tout.
C’est la note moyenne sur 20 obtenue par le roman — 16,27/20 sur 323 votes valides, le meilleur score de l’histoire du Prix.








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